Lorsque j'imaginais avoir un meilleur ami, je le voulais gentil, qui m'apelle lorsque je ne vais pas bien, qui me fasse rire, et qui me remette dans le droit chemin. Je n'ai pas exactement eu ça, mon meilleur ami m'apelle pour me dire que Sylvie passe à la télé, il me fait rire en criant sur des Chauves à Paris, mais surtout, si j'ai un reproche à lui faire, c'est bien celui-là: il ne me remet pas dans le droit chemin, il me coule dans les profondeurs de la bêtise humaine, dépassant toujours les limites de la conception. Ecrire la haine que l'on peut éprouver envers une personne, envers mon meilleur ami dans le cas présent, Jordan, n'est rien comparé aux faits actuels. Je n'en peux plus de vivre ma vie à seulement même pas 10 km de lui et me sentir toujours concernée par des bêtises du passé, du présent, ou pire encore, des bêtises que je peux imaginer futures de notre part. Cependant, il n'empêche que malgré les reproches que je fais, je ris, je ris. Je ris de ce que nous sommes devenus, et de ce que nous deviendrons si nous continuons dans cette voie. Je ris de nous imaginer dans 10 ans, mais je ris encore plus de nous imaginer il y a 3 ans, courageux comme nous ne le sommes plus, à aller faire des photomatons le samedi après-midi. Comme le temps a passé vite, comme nous avons eu le temps de rire mais aussi de pleurer ensemble. Comme nous avons eu le temps de tout faire, de marier n'importe qui, de se filmer en train de faire n'importe quoi, de se surprendre par la stupidité de nos pensées communes... Vous êtes le seul de mes amis, je crois, à me faire me sentir aussi vivante. Pour ça, je dois vous remercier, et vous dire que ma jeunesse aura été vécue pleinement, grâce aux "On s'en fout, on est jeunes" que vous m'avez prononcés des centaines de fois.
Je vous aime, sachez-le.